samedi 14 mars 2015

Vouloir voir la mer.

Un peu ennuyée de mon anglais médiocre, je décidais en cette douce matinée de revoir les bases de la langue au calme. Les heures passèrent et la journée devenais de plus en plus chaude, ce qui me donna l'envie d'aller me baigner - quoi de plus normal lorsqu'il fait plus de 35˚ ! Prendre le train commençais à me lasser, je décidais donc d'emprunter le vélo d'un ami pour me diriger vers la plage, située à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau. Me voilà partie ! Oui sauf que voilà, vingt kilomètres c'était à vol d'oiseau... pas de route directe, je navigue vers l'ouest avec comme uniques compagnons ce vélo (un vélo de course et non un vtt lourd comme un âne mais toutefois peu confortable avec sa selle beaucoup trop haute pour moi - je précise qu'il était impossible de la régler) et mon sens de l'orientation (heureusement pas si mauvais). En banlieue, les routes sont grandes, très fréquentées et les routes cyclables sont absentes par sections. A chaque intersection je galère pour m'arrêter avec mon vélo mal réglé, attend trois plombes pour traverser, tout ça sous un soleil de plomb et bien sûr sans eau (oui parce que si j'avais pensé à prendre une bouteille, ça aurait été moins drôle !). Arrivée au tier de mon chemin, je suis séchée et hésite franchement à rebrousser chemin. Enfin, j'ai quand même envie de la voir cette plage ! Et puis quoi de plus frustrant que de rentrer sans avoir atteint son but... je continue, pédale, pédale... et me fais percuter par un cycliste australien ! Étalée par terre je suis presque désespérée, surtout quand je vois que la chaîne du vélo a déraillée. Il m'en faut plus, c'est reparti ! Constatant que je ne suis plus très loin (deux heures se sont écoulées tout de même), je m'arrête à un shop, achète de l'eau, banane et thé glacé. Tandis que je me restaure, un australien bourré aux allures abîmées vient me parler. Pour la première fois depuis mon arrivée, je comprend ce que c'est le VRAI accent australien, et c'est pour le moins surprenant, voire incompréhensible. Je repars. Passant juste à côté d'un pylône électrique, j'entend soudain un bruit crépitant et vois aussi les lueurs d'une grosse étincelle au dessus de ma tête, ce que me fit - je l'avoue - un peu peur. En me retournant, je vois une sorte de corbeau australien - il faut savoir qu'ici tout est plus gros donc un corbeau australien c'est plus gros qu'un corbeau français - tombé raide mort suite à son électrification. Quelques dizaines de minutes plus tard, j'attends enfin mon objectif et arrive à Freo (qui se situe en bordure d'océan), spécialement pour le coucher du soleil. J'arrive à prendre quelques clichés et profite de l'instant sans trop me soucier de savoir si je vais pouvoir prendre le train avec le vélo. Après la ballade en bord de plage, je rentre (en train héhé) pleine de sueur, cambouis, pizounettes (petites égratinures), avec un bronzage de cycliste (malgré l'écran 50) et surtout non sans une certaine satisfaction de ce brin d'aventure ! Conclusion, train ou vélo, mon choix est fait, pas la peine de préciser lequel... Cette balade m'aura bien fait prendre conscience de quelque chose : en Australie, les distances sont grandes, très grandes (Perth et ses banlieues s'étendent sur un périmètre d'une centaine de kilomètres il me semble). Sur ce, une bonne douche s'impose !

2 commentaires:

  1. Great Job Marie. What a cool adventure. I say take the bike more often. :)

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